Téhéran rejette les annonces de Donald Trump. Aucun compromis n’a été trouvé avec les médiateurs qatariens. Le passage stratégique reste fermé tant que dureront les « actions hostiles » américaines.
Les autorités iraniennes ont fermement démenti, dimanche 2 août, avoir accepté une proposition visant à rouvrir le détroit d’Ormuz. Cette information, rapportée par l’agence de presse Fars, contredit directement les déclarations du président américain Donald Trump, qui avait évoqué un accord imminent . Selon une source proche de l’équipe de négociation iranienne, « aucun accord n’a été conclu sur la réouverture du détroit d’Ormuz » .
Des images de navires en attente
L’agence Fars a diffusé des images présentées comme des navires « attendant l’autorisation » de l’Iran pour transiter par ce passage stratégique . Un responsable militaire iranien a précisé que la circulation ne serait autorisée que sur une route désignée, après coordination avec la marine des Gardiens de la Révolution. « Tenter d’emprunter d’autres voies serait dangereux », a-t-il averti .
La médiation qatarienne en question
Pendant ce temps, les efforts diplomatiques se poursuivent. Le Qatar, qui joue un rôle de médiateur clé, a présenté une proposition révisée aux responsables iraniens samedi 1er août . L’Arabie saoudite a également plaidé pour la retenue auprès de Donald Trump, quelques heures avant son annonce . Les discussions entre Téhéran et Mascate sur un nouveau mécanisme de gestion du trafic maritime sont en phase finale .
Donald Trump a déclaré avoir ordonné la suspension des frappes contre l’Iran, affirmant que les grandes lignes d’un accord étaient définies . Cependant, Téhéran maintient sa position : la fermeture du détroit d’Ormuz est conditionnée à la fin des « actions hostiles » des États-Unis . L’Iran insiste sur son droit de contrôler cette voie maritime cruciale, par laquelle transite environ 20 % du pétrole mondial .
Aristide HAZOUME