L’Argentine a adopté une réforme assouplissant la protection des glaciers. Porté par le président Javier Milei, ce texte modifie la loi en vigueur depuis 2010, qui interdisait toute activité minière sur les 17 000 glaciers du pays, considérés comme des réserves stratégiques d’eau douce.
La réforme a été votée par 137 députés contre 111, avec 3 abstentions. Elle donne désormais aux provinces la possibilité de décider quelles zones restent protégées, certaines pouvant être ouvertes à l’exploitation minière. Le gouvernement justifie cette mesure par le potentiel économique : les glaciers contiennent du cuivre, du lithium, de l’or et de l’argent. Selon l’exécutif, le pays pourrait tripler ses exportations minières d’ici 2030.

La réforme suscite une forte opposition. Des milliers de manifestants ont protesté à Buenos Aires. Les écologistes rappellent le rôle vital des glaciers pour l’eau douce, le climat, les nappes phréatiques et la biodiversité. Pour Javier Milei, cette réforme est une étape nécessaire pour attirer des investissements et renforcer le développement économique. Ses critiques dénoncent en revanche un risque écologique majeur et un favoritisme en faveur des intérêts miniers.
Aristide HAZOUME