Un buffle albinos de 700 kilos, surnommé « Donald Trump », a rejoint le zoo national de Dacca. L’animal a attiré une immense attention populaire avant l’Aïd al-Adha. Les autorités souhaitent désormais préserver cette espèce rare grâce à un programme de conservation spécialisé.
Un buffle albinos devenu attraction nationale
Le buffle surnommé « Donald Trump » est arrivé au zoo de Dacca jeudi. Pesant près de 700 kilos, il doit son nom à sa robe claire et à sa coiffure blonde caractéristique. Ces particularités ont rapidement attiré des centaines de visiteurs, venus observer cet animal rare dont la popularité a explosé avant l’Aïd al-Adha. Cette fête religieuse s’accompagne traditionnellement de sacrifices de bovins et de buffles. Pourtant, l’animal a été épargné. Les responsables du zoo national du Bangladesh ont confirmé son transfert officiel et souhaitent désormais assurer sa protection durable.
Les buffles albinos restent extrêmement rares en Asie du Sud. Leur faible population inquiète plusieurs spécialistes de la conservation animale. Le zoo de Dacca considère désormais cet animal comme un patrimoine génétique précieux et souhaite renforcer les programmes d’élevage spécialisés.
Un programme scientifique pour préserver une race rare
Le conservateur du zoo, le Dr Md Atiqur Rahman, suit personnellement le dossier. Il affirme que l’animal bénéficiera d’un suivi vétérinaire permanent : les équipes surveilleront régulièrement son état de santé, son alimentation et son potentiel reproducteur. Les responsables souhaitent préserver certaines caractéristiques génétiques rares chez les buffles albinos. Des recherches scientifiques accompagneront désormais ce programme. Le zoo national du Bangladesh veut aussi sensibiliser le public à la protection animale, afin que les visiteurs découvrent davantage les enjeux liés à la biodiversité.
Cette affaire a largement circulé sur les réseaux sociaux au Bangladesh et a été relayée par plusieurs médias internationaux. Les défenseurs de l’environnement saluent la décision des autorités bangladaises et rappellent l’importance des programmes de conservation. Les spécialistes estiment que les espèces rares nécessitent une protection renforcée face aux risques de disparition génétique progressive.
Aristide HAZOUME