Au moins 50 militaires maliens et cinq paramilitaires russes d’Africa Corps ont été tués le 10 septembre 2026 lors de l’attaque du camp de Dioura, dans la région de Mopti. Le JNIM, affilié à Al-Qaïda, a revendiqué l’assaut contre cette position stratégique du centre du Mali.
Au moins 50 militaires maliens ont été tués jeudi 10 septembre 2026 lors de l’attaque du camp militaire de Dioura, dans la région de Mopti. Cinq paramilitaires russes de l’Africa Corps figurent également parmi les victimes. Plusieurs sources sécuritaires contactées par l’AFP évoquent un bilan plus lourd, entre 60 et 80 soldats tués. Des dizaines de militaires auraient été faits prisonniers lors de l’assaut. Un officier présent sur le théâtre des opérations a déclaré à l’AFP : « Le bilan est élevé. Sans parler des blessés, je peux dire que nous déplorons la mort de plus de 50 de nos éléments, dont cinq éléments d’Africa Corps ».
Le JNIM revendique l’attaque
Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, a revendiqué l’attaque dès jeudi. Le groupe jihadiste affirme avoir pris le contrôle du camp avant de se retirer. Des vidéos diffusées par ses canaux de propagande montrent des militaires présentés comme capturés. Ces images n’ont pas pu être vérifiées de manière indépendante. Les FAMa ont confirmé avoir été attaquées par des « groupes armés terroristes ».
Riposte aéroterrestre des FAMa
L’armée malienne a annoncé avoir engagé une riposte aéroterrestre après l’attaque. Les FAMa affirment avoir neutralisé plusieurs dizaines d’assaillants. Des motocyclettes et véhicules ont été détruits lors des opérations. L’état-major n’a pas communiqué de bilan officiel sur ses propres pertes. Dioura se situe dans le centre du Mali, où les affrontements se sont intensifiés. Le 23 mai 2025, une attaque du JNIM contre ce même camp avait tué 41 soldats maliens. Le pays, dirigé par une junte depuis 2020, s’appuie sur les paramilitaires russes d’Africa Corps pour lutter contre les jihadistes.
Après l’attaque, l’armée malienne a annoncé avoir engagé une riposte aéroterrestre. Elle affirme avoir neutralisé plusieurs dizaines d’assaillants et détruit des motocyclettes et véhicules, sans communiquer de bilan sur ses propres pertes. Dioura se situe dans le centre du Mali, où les affrontements entre forces gouvernementales et groupes armés se sont intensifiés. Mi-juillet, au moins 50 autres soldats maliens avaient été tués dans l’embuscade d’un convoi quittant Anéfis vers Gao. Le pays, dirigé par une junte depuis 2020, s’appuie sur les paramilitaires russes d’Africa Corps pour lutter contre les jihadistes.
Aristide HAZOUME